Prévention des rechutes : demander de l’aide avant qu’il ne soit trop tard »
Réunion du 19 juin 2026
Thème :« Prévention des rechutes : demander de l’aide avant qu’il ne soit trop tard »
Rechuter après une période d’arrêt de l’alcool est le plus souvent très mal vécu tant par le
malade que par l’entourage .Une rechute déclenche des sentiments et des émotions
douloureuses, la colère et la déception sont des sentiments compréhensibles, mais elle
permet de garder espoir et d’être plus à même de faire face.Déjà au sortir des soins, il faut
penser à l’éventualité de la rechute et savoir comment on pourra l’éviter . Puis, si elle arrive,
admettre la rechute et non la nier .
– « Il ne faut pas confondre dérapage et rechute .Un dérapage est un petit faux-pas où la
personne se ressaisit tout de suite et prend conscience de son erreur .Une rechute est le fait
de perdre totalement le contrôle et de re-consommer comme avant Même si un dérapage
n’est jamais banal, il ne faut pas le prendre comme un échec »
Il est important de comprendre pourquoi la rechute s’est produite afin que cela serve de
leçon pour l’affronter une prochaine fois si elle se représente en situation semblable et sans
recourir à l’alcool .
– « Il ne fait pas rester seul et chercher du soutien . Le médecin traitant, le service
d’alcoologie , l’association et même l’entourage s’il est compréhensif et bienveillant,
peuvent apporter de l’aide .
-Quand on a une famille aidante, c’est plus facile de reprendre pied ».
– « Dans notre association on trouve de l’aide auprès des personnes d’expériences »
– « Dès qu’on est tenté, il faut appeler . Se remettre en question et en parler permet de
reprendre le bon chemin qu’est l’abstinence »
– « Peu importe la stratégie , le principal c’est que çà marche » .
– « Il ne faut pas vivre l’abstinence comme une contrainte, mais comme une libération et
pour mettre tous les atouts de son côté, mettre au point sa propre stratégie » .
Quelques conseils :
– « Au début de l’abstinence, il faut éviter les lieux où on avait l’habitude de consommer »
– « Refuser de prendre un premier verre après les soins ».
– « Ne pas avoir d’alcool chez soi « pour ne pas tenter le diable» .
– « Eviter les contacts avec les personnes qui poussent à la consommation » .
« Il faut bien se préparer dans sa tête pour dire « non » à tout prix ».
– »Eviter l’oisiveté et l’ennui et trouver de nouveaux loisirs et intérêts ou reprendre ceux
qu’on avaient délaissés »
« Changer ses activités dans les endroits ou les moments où l’on avait l’habitude de
consommer » .
Il faut se préparer à vivre sans alcool et savoir que l’alcool ne résout en rien les problèmes
quels qu’ils soient . Il faut apprécier ses réussites mêmes petites et ne pas voir que les
difficultés sur le chemin de l’abstinence, mais surtout les avantages . La santé s’améliore,
l’ambiance au sein de la famille devient plus sereine et tous reprennent confiance . Sans
alcool, c’est une nouvelle vie qui commence .
Courage ! « Les aides existent . Il faut les utiliser sans modération »
M.F.C.