Soutien-Addicts Hennebont

Rafaël, 35 ans, gagne son combat contre l’alcool

Rafaël - Témoignage - Soutien-Addicts Hennebont - Accompagnement et soutien des personnes confrontées aux addictions et de leurs proches

Rafaël (*) travaillait dans la restauration. Il est actuellement sans emploi. Piégé par l’alcool, il a connu la dégringolade. Aujourd’hui, malgré des rechutes, il ne boit plus. Et témoigne.

Ancien alcoolique, Rafaël (*), 35 ans, témoigne de sa descente aux enfers. Et de son envie de s’en sortir.

 

Comment la maladie alcoolique est-elle survenue ?

Rafaël (*) : C’était il y a quatre ans. Au début, c’était festif. Mais ça s’est aggravé et c’est devenu davantage que

festif… Et puis, ma compagne est partie et ça a été la dégringolade totale. Je buvais sept à huit bières par jour, mais pas des petites : des 50 centilitres.

 

Comment vous êtes-vous repris ?

En 2017, je suis allé en soins au centre de post-cure du Phare, à Lorient. Là-bas, on nous présente des associations susceptibles de nous aider. Et j’ai rencontré Didier Le Rezollier et Gilles Le Dimiet, de l’association Espoir-Amitié (lire ci-contre). Le courant est passé et j’ai rejoint leur association. Depuis, il y a eu des périodes de bien et de moins bien. Oui, j’ai fait des rechutes, la dépression et la solitude reprenant le dessus. Mais j’ai eu le bon réflexe de les appeler. Ils sont venus me voir et m’ont beaucoup aidé.

 

Et maintenant ?

Je vais aux réunions d’Espoir-Amitié. J’y retrouve des gens qui ont vécu la même chose. Auprès d’eux, pas de jugement, mais un esprit de camaraderie, une ambiance familiale. J’ai l’espoir de reprendre une vie normale. C’est bien engagé, y compris dans ma vie professionnelle. Je fais du sport, de la course à pied, et j’ai recommencé le théâtre d’improvisation. J’ai la chance d’avoir une famille qui me soutient énormément. Ainsi que mon meilleur ami, qui m’a compris et ne m’a pas lâché.

Maintenant, je peux faire la fête, mais sans alcool, comme ce fut le cas au premier de l’an. Ceci dit, ce n’est pas parce que tout va bien que je vais arrêter d’aller voir les gars d’Espoir-Amitié.

 

(*) Rafaël est un prénom d’emprunt.

18/01/ 2019 – Ouest-France

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