Soutien-Addicts Hennebont

Les différents parcours dans l’alcoolisme

Réunion du 16 mars 2018

Thème : « Les différents parcours dans l’alcoolisme »

les différents parcours varient selon les individus . Pour certains, cela commence tôt dès
l’enfance baignée dans l’alcool dans le milieu familial parce que c’était une habitude au repas
ou lors de travaux difficiles à la campagne ou ailleurs . Il y a la jeunesse, les copains, les
anniversaires qu’on arrose, les fêtes et les « boites de nuit »,les « soirées Ricard » etc Puis
un jour, le service militaire (autrefois),on est devenu un homme et l’alcool permet de
s’affirmer .
La plupart des alcooliques ont commencé à boire quelques verres comme la majorité des
gens .On boit un verre, deux verres, la timidité s’en va et on continue . D’abord, pour se
socialiser et pour passer du bon temps entre amis . Puis les verres se font de plus en plus
nombreux, pendant les repas, le soir en rentrant du travail, il faut la dose sinon on n’est pas
bien .
Il y a des habitudes dans le monde du travail . Sur les chantiers, les copains proposent à
boire, on se sent obligé de prendre un verre sinon on est mal vu, on est mis à l’écart, alors on
fait comme les autres …Et puis il y a des « rites » : c’est la bière le matin, le rosé à 10h,
l’apéro à midi avec en plus en mangeant, les consommations au restaurant etc….A la fin de
la journée de travail, il faut arrêter dans les bars avant de rentrer à la maison . On est pris
dans l’engrenage..Le matin avant de partir au travail, il faut consommer une bière ou autre
chose, le corps réclame sa dose d’alcool, on est obligé de boire pour éviter de trembler ..le
café ne passe pas ..
Il faut user de mille ruses pour trouver « sa dose » journalière dans différents magasins et
planquer les bouteilles .C’est l’alcool qui contrôle leur vie .
Pour d’autres l’alcool leur permet de vaincre leur timidité . Ils ont plus d’assurance pour
aller vers les filles ou pour oser répondre au patron et se taire face au harcèlement d’un cadre
Beaucoup se servent de l’alcool comme anxiolytique lors d’une maladie ou de la maladie
d’un proche ou d’une rupture sentimentale .
« Quand j’avais des soucis, je prenais un verre et puis çà me calmait, du moins je le croyais,
mais le lendemain le problème était toujours là » …
L’alcool devient un refuge, une béquille pour assurer tant bien que mal le quotidien .
L’alcoolisme au féminin est plus discret ,souvent exprimé comme une dépression , mais le
parcours est identique et les conséquences sur la santé sont ravageuses .
L’alcool rend méchant, la personne ne se rend même pas compte et l’entourage vit l’enfer .
Le lendemain, le malade alcoolique a oublié ce qui s’est passé et nie l’évidence .
Malheureusement, les interventions de la famille et des amis ne suffisent que dans une
minorité des cas .
L’alcoolisme s’installe progressivement, à tel point qu’on ne le voit pas arriver . Lorsqu’on
que l’on arrive à la conclusion que l’alcool est la base du problème, il est déjà trop tard, la
dépendance est installée .
Alors, commence le difficile parcours des soins : sevrage,médecin ,hôpital, post-cure,
persévérance dans l’abstinence grâce aux efforts du patient et des amis de l’association .
Le fait d’arrêter de boire, à force de volonté, le malade retrouve son travail, la santé, la
confiance en soi et de l’entourage .Pour chacun le parcours est différent et plus ou moins
difficile ,mais la vie sans alcool mérite d’être vécue.

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