Alcool, j’ai un problème, aidez-moi !
Réunion du 17 août 2018
Thème : « Alcool, j’ai un problème ,aidez-moi !»
L’alcoolisme est une maladie qui se rencontre dans tous les milieux sociaux et qui
concerne l’homme aussi bien que la femme, quel que soit l’âge de la personne .
Avoir un problème avec l’alcool se traduit par une perte de contrôle dans la consommation :
on ne veut boire qu’un seul verre, mais au final on en boit cinq et plus…C’est un piège et la
dépendance s’installe .
La société pense encore que ceux qui boivent trop ne sont pas des malades, mais
simplement des « bons vivants »…On entend souvent : « Je ne bois pas plus qu’un
autre »… Nous vivons dans une société qui encourage à boire, qui tolère longtemps les excès
. Ce déni de la maladie contribue à retarder la prise en charge . Elle intervient souvent
lorsque la situation n’est plus tenable ni pour le malade, ni pour l’entourage .
« Depuis un an ,je savais que j’avais un problème, mais j’ai attendu pour aller me soigner» .
« Je me suis rendu compte de ma maladie quand aux « urgences » on m’a fait savoir que j’allais
finir entre 4 planches si je ne me soignais pas et là j’ai eu le déclic » .
« Il faut du temps pour réaliser que l’on est alcoolique et accepter d’être hospitalisé en alcoologie
pour des soins . J’avais honte » .
« J’ai fait un a.v.c .qui est passé inaperçu ,j’étais dans le déni, j’ai eu très peur et maintenant j’ai un
traitement à vie »
Peu informés sur la maladie alcoolique, les parents ou l’entourage ne sont pas les mieux
placés pour faire arrêter l’alcool . Excédés par des comportements agressifs,voir violents et
malgré leur bonne volonté, ils font ce qu’ils peuvent, mais souvent de façon maladroite et
menaçante .
« C’est ma femme (ou mon mari) qui m’a fait comprendre que j’avais un problème d’alcool »…
« Quand on a constaté mon alcoolisme ,on m’a prévenu qu’on allait m’enlever mes enfants . Ca été
le déclic ,je suis allé me soigner pour eux ».« Pourtant le personnel hospitalier nous dit : C’est vous
d’abord ,pensez à vous ,les autres après ».
« On pense s’en sortir tout seul, il suffit d’arrêter de boire ,mais les problèmes d’alcool sont
difficiles à gérer . Je l’ai compris quand mon patron m’a dit : « tu arrêtes de boire ou je te vire de
ton boulot . Là j’ai compris ».
« Il a fallu que j’aie des menaces du patron et de ma famille pour prendre la décision d’arrêter
l’alcool »
« Il arrive un moment où on est complètement déconnecté ,on se replie sur soi et ses problèmes »
« On a tous le même parcours:un choc traumatique qu’on cherche à régler, on se coupe de la
famille ,des amis et on se retrouve tout seul »
« L’alcool enlève toute compassion et enlève les émotions ».
Pour décrocher ,il est indispensable de ne plus être dans le déni pour demander de l’aide .
« Quand le malade prend l’initiative lui-même de se soigner et cherche de l’aide auprès d’une
association c’est beaucoup ».
En faisant appel à une association , la personne réalise qu’elle a un problème d’alcool et
qu’elle a la volonté de s’en sortir .Elle recherche un soutien et une écoute . C’est un pas
difficile à franchir ,mais déjà une victoire sur soi-même et un réconfort .La lutte contre
l’alcool est un combat de tous les jours, « mais voir des personnes abstinentes et heureuses
depuis plusieurs années à l’association redonne espoir » .« Ils ont réussi,je peux le faire
aussi »
Le malade trouvera de la compréhension ,retrouvera confiance en lui ,la santé et la joie
d’une nouvelle vie remplie d’espoir et d’amitié.