L’entourage ne doit pas se sentir responsable de notre maladie
Réunion du 17 mai 2019
Thème : « L’entourage ne doit pas se sentir responsable de notre maladie »
« Un parent boit, la famille trinque ». les vieux adages n’ont pas toujours tort !
L’alcoolisme est une maladie dont la souffrance est contagieuse au sein de l’entourage .
Qui est l’entourage ?
Il y a :1°l’entourage immédiat: les proches (épouses, enfants, parents qui vivent avec le malade .. .)
2°L’entourage proche qui ne vit pas avec le malade (voisins, collègues, entreprise …)
3°L’entourage lointain ( quartier, syndicats, société, membres de clubs sportifs …)
Toutefois , l’entourage quel qu’il soit, est sans le vouloir impliqué dans cet alcoolisme et en subit les
conséquences . « C’est la peur et l’angoisse tout le temps de vivre avec le conjoint… »
Il est difficile de comprendre pourquoi la personne consomme de l’alcool, pourquoi elle ne peut pas
gérer sa consommation comme tout le monde et surtout pourquoi elle n’arrête pas de boire alors
qu’il y autant de conséquences négatives . La personne en état de souffrance découvre la propriété
apaisante, anesthésiante ou masquante de l’alcool . Durant quelques heures, l’alcool balaie les soucis
,fait fondre les peurs, chasse la solitude, résout les problèmes …
Il arrive un moment où la consommation ne procure plus de plaisir, elle permet seulement de ne pas
se sentir trop mal .
« La dépression entraîne l’alcoolisme et l’alcoolisme entraîne la dépression »
« Je m’ennuyais à la maison, le temps n’était pas beau et je ne savais pas quoi faire pour occuper
mes journées . J’avais de l’alcool à ma portée et je me suis mis à boire tout seul .. »
Quelquefois, l’entourage ne se rend compte que tardivement de l’alcoolisation du malade ou l’excuse
ce qui le conforte dans son « déni », mais par son attitude, il peut aussi jouer un rôle important pour
aider la personne alcoolique à prendre conscience de sa maladie .
« Mes parents ont culpabilisé quand ils ont appris que je m’alcoolisais, je ne vivais pas près de
chez eux et ils ne sont pas rendu compte de mon état. »
Alors l’entourage réalise, se sent impuissant et a tendance à culpabiliser, pensant qu’il est fautif de
ne pas réussir à faire arrêter de boire la personne alcoolique .
« Qu’est-ce que j’ai fait ou que je n’ai pas fait pour qu’il boive ? »
L’entourage fait attention à tout ce qu’il fait ou à tout ce qu’il dit en présence du malade pour ne pas
accentuer l’alcoolisation.
« Sur le seuil de la porte, un regard, une phrase et çà part en engueulade … »
« Ou, quand je ne disais rien, il ne trouvait pas normal non plus . Il attaquait pour avoir une
raison de boire encore plus… »
« J’avais 55ans quand j’ai commencé à m’alcooliser, ma femme n’y est pour rien . Je ne l’ai jamais
mis en cause .C’est même grâce à elle que j’ai été hospitalisé pour me soigner, sinon je ne serais
peut-être plus là . »
L’entourage n’est pas responsable de l’alcoolisme qui touche un de ses proches . Les racines de la
maladie, anciennes ou complexes sont à chercher ailleurs .
« J’ai reçu un grand soutien de mes parents tant psychologique que financier . Ils m’ont aidé dans
tous les sens du terme et ils sont heureux maintenant de me voir abstinent » .
« Non,l’entourage n’est pas responsable de notre alcoolisation, mais c’est nous qui le sommes
devenus consciemment ou inconsciemment . Au contraire, il peut nous aider, nous soutenir dans
notre démarche vers l’abstinence » .
Grâce à l’abstinence heureuse, nous goûtons à la liberté retrouvée . Après avoir été aidé, aidons les
autres à s’en sortir, notre force c’est « l’Espoir et l’Amitié ».