Addictions, j’ai un problème, je fais quoi ?
Réunion du 19 mai 2023
Thème : « Addictions, j’ai un problème, je fais quoi ? »
Une addiction est définie par une dépendance à une substance ou à une activité, avec des
conséquences nuisible à la santé .
La dépendance se caractérise par un désir souvent puissant,voire compulsif, de consommer.
Une personne est dépendante lorsqu’elle se retrouve dans l’impossibilité de s’abstenir de
consommer . Elle perd le contrôle d’une substance et ce, malgré la survenue de
conséquences négatives et parfois graves sur son équilibre émotionnel, sur sa santé et sur sa
vie personnelle, familiale ou sociale.
Alors ,je fais quoi ?
1°- « Prendre conscience de son problème et passer le cap du déni est primordial».
« C’est souvent l’accompagnant qui alerte l’autre sur sa consommation excessive , mais il
est souvent impuissant». « Déjà, je ne suis plus dans le déni, je sais que j’ai un problème ».
« Quand j’ai commencé à boire seul, c’est là que je me suis dit que j’avais un problème et
qu’il me fallait trouver de l’aide » .
« J’essaie d’arrêter moi-même,voire de diminuer, mais je m’aperçois que ce n’est pas
possible ». « Mon conjoint a voulu arrêter de consommer tout seul sans rien dire à
personne, çà n’a pas marché ».
2°-Prendre rendez-vous avec son médecin traitant qui peut orienter vers des médecins
addictologues .
« Je suis allé voir mon médecin traitant qui m’a expliqué et m’a fait hospitaliser en
clinique »
« Mon médecin m’a prescrit des médicaments et un passage infirmier et cela m’aide
beaucoup » .
3° Contacter « Douar Nevez » ou le service d’addictologie de l’hôpital
« Le traitement est indispensable lors de l’arrêt de l’alcool sinon on risque le Delerium
Tremens et mourir » . « J’ai pris RDV avec « Douar Nevez » et les soins »
« Quand le malade demande de l’aide pour se soigner, l’accompagnant est très utile pour
l’aider dans les démarches, les contacts, les prises de rendez-vous etc… . Il faut
impérativement une confiance mutuelle» .
« Dans les« ateliers » avec différents thèmes, chacun peut s’exprimer librement et parler
avec des gens qui ont les mêmes problèmes que nous » .
« Je me rends compte que je n’ai plus de vie . Je consomme trop, je décide de réagir et de
me faire soigner . Avec du recul, je reconnais que j’aurais dû y aller avant » .
La perte de contrôle conduit à des tentatives répétées pour réduire ou stopper la
consommation d’alcool . En l’absence de prise en charge spécifique, ces tentatives se soldent
fréquemment par des rechutes et deviennent source de démotivation .
« J’ai essayé la bière sans alcool et je suis revenu aux normales et retour à la case départ »
4° les associations sont un réel soutien pour retrouver une abstinence heureuse .
« Se soigner est une chose, mais il ne faut pas oublier d’adhérer à une association, c’est la
meilleure solution, mais les deux sont complémentaires » .
« Il faut aller à l’association pour trouver de véritables amis avec qui on peut parler parce
qu’ils ont eu les mêmes problèmes et pour reprendre confiance en soi ».
M.F.C