Soutien-Addicts Hennebont

L’entourage ne doit pas se sentir coupable de notre maladie

Réunion du 21 juillet 2023

Thème : « L’entourage ne doit pas se sentir coupable de notre maladie »

L’alcoolisme génère toujours autour de lui culpabilité, honte, repli sur soi, enfermement tant
chez le malade que chez l’entourage, pourtant « chez l’entourage, la culpabilité est
permanente et surtout après plusieurs échecs » .
Mais, qui se préoccupe de l’entourage ? Qui parle des problèmes qui se posent à l’entourage
des malades alcooliques ?
Le sujet est encore tabou, ignoré et « l’entourage se tait, se cache souvent et souffre . Il
commet des erreurs faute d’information et de compréhension » .
« L’entourage se recroqueville sur une souffrance qu’on ne lui enseigne pas à analyser » .
« Dans mon cas, je me dis:mon fils ne peut pas être comme çà et on se pose des questions :
qu’est ce qu’on n’a pas fait et est-ce qu’on fait bien ? Sans arrêt, on cherche des solutions
sans résultat et la culpabilité augmente » …
« Tout le monde n’a pas la même constitution et quelquefois l’entourage, à force de se
culpabiliser peut lui-même devenir malade » .C’est ce qu’on appelle:la co-dépendance .
« Je me sens coupable car nous n’avons pas pu prendre de décisions radicales pour
l’obliger à se soigner . Les structures de soins n’écoutent pas les accompagnants, le malade
étant majeur, on n’écoute que lui » .
« Je ne me sens pas coupable de la consommation excessive de mon homme, par contre je
me suis sentie coupable de n’avoir pas su protéger mes enfants » .
« On peut se sentir coupable de ne pas avoir anticipé sur la tournure que prennent les
événements dramatiques ou de ne pas pouvoir aider la personne que l’on aime pour se
protéger soi-même ou sa famille » .
« Ici, on a la chance d’avoir « Espoir-Amitié » et de participer aux réunions . A l’origine,
l’association est pour aider les malades, mais l’entourage est autant considéré car il peut
s’exprimer notamment lors des mensuelles . L’accompagnant a un statut d’aidant pour le
plus grand bien du malade » .
« Depuis que je viens à l’association, je ne me sens plus coupable parce que j’ai eu le
témoignage des autres membres et j’ai appris que l’alcoolisme est une maladie ».
On oublie souvent que c’est ce même entourage qui s’informe et qui introduit le malade
dans les circuits de soins en prenant contact avec le médecin ou les associations d’anciens
malades alcooliques .
Mais, avouer son addiction, c’est faire preuve d’un grand courage .
« Nous malades, on peut se sentir coupable d’avoir pourri la vie de notre entourage, tout
comme l ‘entourage peut se sentir coupable d’être resté avec nous et de ne pas avoir pris
assez tôt notre problème au sérieux » .
« C’est vrai, l’entourage se culpabilise, alors que le malade qui s’en sort sait que c’est
entièrement de sa faute . Malgré tout, il souhaite qu’on lui lâche la grappe et retrouver
rapidement la confiance » , mais cela demande du temps »…
« Il est vrai que quelquefois, par manque de connaissance de la maladie, l’entourage s’y
prend mal et cela crée des tensions .Quand cela se passe bien, la compréhension revient ce
qui aide énormément à la fois l’entourage et le malade » dans sa démarche vers l’abstinenc
dans un climat plus apaisé . Bel été à tous !

M.F.C

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