Soutien-Addicts Hennebont

Peut-on envisager l’arrêt de plusieurs addictions en même temps ?

Réunion du 18 août 2023

Thème : « Peut-on envisager l’arrêt de plusieurs addictions en même temps ? »

L’arrêt de plusieurs addictions à la fois est certainement très difficile à réaliser pour un
patient addicte .
Même, si c’est possible pour le corps médical à condition bien sûr de se faire accompagner,
pour le patient cela peut avoir des effets secondaires négatifs .
En effet, si le médecin peut traiter les problèmes de santé, bien qu’il n’existe aucun
médicament pour stopper l’addiction, des médicaments prescrits par le médecin peuvent
aider à réduire les effets secondaires . Il faut obligatoirement une prise en charge médicale et
psychologique car faire un effort si grand soit-il, ne suffit pas, le réflexe automatique du
produit prendra le dessus, c’est ce qu ‘on appelle la dépendance physique .
C’est déjà une grande victoire que de réussir à se débarrasser d’une addiction, que rien n’est
gagné d’avance et que c’est un combat de tous les jours pour ne pas replonger . Si le patient
réussi, cela l’aidera à diminuer l’autre (ou les autres) produit, voire les arrêter aussi, mais il
faudra de la persévérance et du temps .
Il restera à se débarrasser de la dépendance psychologique, c’est à dire, l’envie irrésistible
de consommer peut prendre du temps, souvent l’envie reste la même longtemps après l’arrêt
de la consommation .
Le tabac et l’alcool sont les substances psychoactives en vente libre les plus consommées en
France, viennent après différentes drogues (cannabis, cocaïne, héroïne, ectasy etc…)
Un patient qui a plusieurs addictions, s’il arrête l’alcool d’abord ressentira plusieurs effets
bénéfiques qui l’inciteront peut-être à ne plus fumer .
« On le constate le plus souvent, notamment le soir à « Calmette » (soins:3 semaines), dès
que les patients ont du temps libre, ceux qui ont 2 addictions (boire et fumer), se retrouvent,
pour un petit plaisir à « la pause cigarette ». Et pourtant, il est prouvé que fumer tue plus
que la consommation excessive d’alcool, mais est socialement plus accepté. Il est évident
qu’aucun médecin ne conseillera de continuer une addiction en cas d’arrêt de l’autre .
Le principe de base à savoir, c’est qu’on n’est pas tous égaux et que ce qui marche pour l’un
ne marche pas forcément pour l’autre ,le plus souvent on fait avec .
« Moi, j’ai arrêté l’alcool et 2 ans après le tabac. Sans arrêt de l’alcool, je n’aurais pas pu
arrêter la cigarette car sous l’emprise de l’alcool on n’a pas de volonté et les bonnes
décisions sont vite oubliées ».
En réalité, c’est chacun qui est le principal acteur de l’arrêt de ses addictions . S’il se sent
capable de tout arrêter en même temps, pourquoi pas ?mais pas sans suivi médical et
psychologique.
Il n’y a pas de règles, ni de prédispositions, mais plutôt des vulnérabilités.

M.F.C

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