Soutien-Addicts Hennebont

Accepter sa maladie et les aides extérieures

Réunion du 16 juin 2021

Thème : « Accepter sa maladie et les aides extérieures »

Il y a autant d’occasions de boire : un peu, beaucoup, exagérément, de
temps en temps, régulièrement et pour certains tous les jours est une habitude …
L’alcool s’insinue dans nos vies de façon discrète, du moins au début, plus ou moins tôt . On
peut commencer dès l’adolescence à chaque fin de semaine, il est synonyme de fête . Cà
devient un rituel .- « J’ai commencé j’avais 8 ans par habitude parce que chez moi il y avait
de l’alcool, ma mère buvait » .
– « Au début, l’alcool est festif, je faisais la fête et je ne savais pas que c’était une
maladie ».
« Je trouve que la consommation d’alcool est constamment présentée comme un acte
normal de la vie courante .Toutes les occasions sont bonnes pour trinquer: anniversaires,
baptêmes, mariages, fin de semaines, promotion, rencontres amicales et sportives etc »…
– « Et pourtant çà vous bousille des vies . »
Conscient du problème, l’entourage s’inquiète de cette consommation excessive d’alcool, en
subit les conséquences et en souffre .
– « Au début ,j’étais dans le déni, je répondais : « Ne vous inquiétez pas » . On a toujours
l’impression qu’on aura la force d’arrêter de boire quand on veut , mais on n’y arrive
pas »….
L’alcool est un piège . Il a en effet, un côté pernicieux parce que c’est une addiction .
Un jour pourtant, à l’occasion d’un événement particulier, le buveur commencera à se poser
des questions et prendra conscience qu’il a intérêt à arrêter l’alcool: c’est le déclic .
Le déclic est l’aboutissement d’un cheminement, différent pour chacun, plus ou moins long,
tortueux et semé d ’embûches, mais qui va lui permettre de réagir .
Les motivations sont propres à chacun pour arrêter l’alcool et pour rechercher de l’aide .
De multiples offres de soins peuvent être proposées :
– « J’ai eu du mal à accepter d’être malade alcoolique ».
-Le médecin traitant est l’interlocuteur privilégié si le patient se sent à l’aise avec lui . Il
l’orientera vers une consultation avec un médecin addictologue .
-Le centre de soins en addictologie pour cure de sevrage ou hôpital de jour selon les cas .
-Puis, si c’est nécessaire, les soins de suite et de réadaptation de post-cure soit au
« Phare »pour les hommes, soit à « Kerdudo » pour les femmes .
-Les hospitalisations en psychiatrie sont parfois nécessaires ..
Il n’y a pas de méthode « miracle », tous les protocoles de soins utilisés dans les services
d’alcoologie se valent, mais demandent tous beaucoup de détermination .
-les associations d’entraide comme« Espoir-Amitié » sont une aide importante dans la
durée . le malade trouvera un accueil, une écoute sans jugement, la compréhension,
l’exemple et le soutien des anciens qui ont connu les mêmes difficultés de l’abstinence et la
souffrance des rechutes .
Certaines personnes ont plus ou moins besoin de temps pour l’atteindre et même penser que
c’est possible d’y arriver .
Bel été à tous !

M.F.C

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