Comment aider son entourage dépendant ?
Réunion du 15 mars 2024
Thème : « Comment aider son entourage dépendant ? »
Quand l’alcool s’invite dans une maison, il engendre des ravages autour de lui : conflits ,
disputes, fins de mois difficiles (l’alcool et le tabac, çà creuse un budget) , violences
verbales et mêmes physiques .
Tout d’abord, il y a le déni, la négation de l’addiction . On ne se méfie pas.
Le mari, le compagnon est juste un bon vivant, un amateur de vin . L’alcool est festif et
sournois, l’entourage ne veut pas y croire, jusqu’au jour où la réalité saute à la figure, même
si l’intéressé rechigne a accepter sa dépendance . « la personne est dans le déni et ne se dit
pas malade » .
« On a de la colère, même de la rage, c’est plus fort que nous car on a tout à gérer:la
maison, les enfants, la peur de la perte du travail et des accidents etc » .
« Ils ont toutes les ruses, ils cachent leurs bouteilles partout et dans des endroits
invraisemblables… »
« Quand on réalise cela fait tellement peur que l’on s’isole . On ne comprend pas, on
s’épuise, on a honte … »
Certains disent : « Tu n’as qu’à partir ! ». mais ce n’est pas si facile que çà , ni pour nous,
ni pour les enfants » .
« Les centres de soins sont souvent réservés aux malades, même si le malade alcoolique ne
veut pas, lui, se soigner » .
« On nous ignore . Alors que pour chaque malade alcoolique, il y a 4 à 5 proches qui
souffrent en silence »… » « Personne ne s’est soucié de moi , je ne suis pas considérée
comme « aidante ».
« la maladie alcoolique n’est pas traitée comme les autres pathologies . On ne sait pas à
qui s’adresser . On regrette aussi qu’on ne prépare pas l’entourage au déroulement des
cures et surtout à l’après-cure. Si mon mari avait eu un cancer, on m’aurait expliquer ce
que je devais faire » …
Alors que peut-on faire ?
« Ne pas perdre patience , mais c’est plus facile à dire qu’à faire »…
« Attendre le « déclic » pour qu’ils prennent conscience de leur problème d’addiction à
l’alcool » .
« Maintenir le dialogue, juste pour lui exprimer vos besoins, vos angoisses et vos espoirs ».
« On veut bien aider, mais mal informée, on est souvent maladroite ».
On ne peut qu’inciter le malade à consulter le médecin généraliste ou mieux un médecin
addictologue à l’hôpital ou dans un centre CSAPA (centre de soin et d’aide à la prévention
des addictions ).
« C’est à l’association « Espoir-Amitié » que j’ai compris que c’était une maladie, que je me
suis informée au contact d’autres qui ont les mêmes problèmes que moi et en venant
régulièrement aux réunions que j’ai pu sortir de mon isolement » .
L’association est pour beaucoup une seconde famille où l’objectif est d’aider ceux qui
trinquent ! …
M.F.C