Comment faire face à l’addiction d’un proche ?
Réunion du 10 Janvier 2025
Thème : « Comment faire face à l’addiction d’un proche ? »
Pour chacun des 5 millions de Français qui boivent de manière excessive, cinq personnes
souffrent dans son entourage . Parent, enfant, conjoint : comment sortir de ce cauchemar ?
Honte,mensonge, isolement,violence…vivre avec une personne alcoolique est un drame
quotidien. Pourtant, pendant longtemps, on pense davantage à « l’en sortir »qu’à s’en sortir
soi-même .Voir se dégrader de jour en jour une personne que l’on aime et se savoir
impuissant rongent la plupart des proches . La question qui se pose : « comment l’aider ? »
Avant tout : « nul ne peut aider une personne à s’en sortir malgré elle . Tout ce que l’on peut
faire, c’est l’aider à prendre conscience de ce qu’elle fait endurer à son entourage » .
Maintenir le dialogue :
« Lui parler quand il n’a pas bu, sans colère, juste pour lui exprimer notre angoisse, nos
besoins et nos espoirs . Les leçons et les reproches ne font qu’attiser le déni et la culpabilité
qui poussent à boire d’avantage » .
Encourager sans dicter :
« Sans porter de jugement, il faut l’encourager , non lui dicter à prendre conscience des
avantages possibles de l’arrêt de sa consommation ».
« Lui dire que vous êtes là pour lui et que vous continuerez à le soutenir » .
« Pour lui parler:- éviter de hausser le ton
-l’écouter sans le juger
-ne pas le contredire
-l’encourager à prendre conscience du mal que lui cause sa dépendance »
« L’énervement n’est pas la solution et ce n’est pas en interdisant quelque chose que çà va
aller mieux » .
« L’entourage doit parler de ses émotions, dire au malade que çà le rend triste et
coléreux de le voir dans cet état » .
« Dans la période de diminution de la consommation, que même si cette période est courte,
bien lui dire le positif de ces journées et le féliciter » .
« En cas de rechute, ne pas considérer cela comme un échec, surtout ne pas l’énerver mais
l’encourager à se reprendre » « Il ne faut pas oublier que la dépendance est une maladie
chronique » .
Ne pas hésiter à lancer un ultimatum :
Il arrive un moment où l’entourage doit poser des limites ,voire même un ultimatum quand il
y a des comportements que l’on ne peut plus supporter . Certains prennent alors conscience
des dégâts engendrés par leur consommation » .
« Je me suis toujours dit et les enfants aussi, qu’il allait s’en sortir, malheureusement il
retombait et il se cachait . Un jour pourtant, il a pris la décision d’aller en soins ».
Ne pas rester seul
« Surtout l’aidant, comme le patient, ne doit pas rester seul . Ils devront trouver de l’aide .
Que l’on soit patient ou aidant il ne faut pas hésiter à faire appel à un généraliste,
addictologue, psychologue ,associations etc… » « Il faut savoir lâcher prise car c’est loin
d’être facile d’être aidant, mais en venant à l’association, les aidants sont mieux armés pour
soutenir le malade ce qui multiplie les chances de réussite » « Pour un proche ,venir
régulièrement à l’association c’est s’informer, s’aider et se protéger ».
M.F.C