Comment gérer les moments de solitude pour ne pas succomber aux tentations addictives ?
Réunion du 18 mars 2022
Thème : « Comment gérer les moments de solitude pour ne pas succomber aux tentations addictives ? »
« La solitude, çà n’existe pas » … chantait Gilbert Bécaud, mais c’était pour attirer l’attention sur ce
mal bien présent qui ronge notre société, mal peut être encore plus aigu pour les malades de l’alcool
. L’alcool isole… Boire parce qu’on est seul et se retrouver seul parce qu’on boit . C’est un cercle
vicieux …L’alcoolisme est intimement lié à la solitude . Au fil des ans, il isole le consommateur de
sa famille, de ses amis et de la société en général . Parallèlement, le conjoint se voit plonger luiaussi dans une spirale implacable d’isolement.
L’alcoolisation permet d’oublier la solitude pour un temps, l’ébriété donnant une sensation
d’accompagnement .
Comment combattre la solitude quand on a décidé de rester dans l’abstinence ?
1° Avant tout, ne pas rester seul : « Ce n’est pas facile quand on vit seul ». Alors, il faut faire le
premier pas et « aller vers les autres » . « Cà ne doit pas faire peur ».
« Bien sûr, ce n’est pas facile, mais on peut se faire aider » en cherchant du soutien auprès des
proches, des amis (ceux qui vous veulent du bien)…
« Sortir, prendre l’air, prendre le temps de se poser et de se reposer».
« Se rapprocher des personnes ressources et fuir les personnes toxiques »
« S’éloigner du produit pour aller vers les autres et trouver du réconfort »
On peut s’inscrire par exemple à un club de randonnées, de marche ou de sport qui permettra de
sortir et de se faire des relations . « D’abord, on se met en marche et c’est en faisant que vient la
motivation »
2°Trouver une occupation et avoir des objectifs .
« Il faut toujours s’occuper, même sans sortir de la maison » . Il y a mille et une choses à faire dans
un appartement ou une maison …le bricolage, le jardinage sont utiles et meublent bien les journées
et on est fier de ses réussites .
La lecture, la musique, les jeux de société sont d’excellents moyens pour éviter les effets pervers
de la solitude . « Le malade doit sortir de sa bulle et c’est à lui de faire l’effort »
« Echapper aux rituels, le rituel tue . Il faut changer ses habitudes … »
« Il est bon de planifier dès le matin l’emploi du temps de la journée et essayer de s’y tenir » .
Il est conseillé de se fixer des objectifs professionnels tout en travaillant quotidiennement pour les
atteindre . Le travail est le meilleur dérivatif . Il permet de s’occuper les mains et l’esprit et de
reprendre sa place dans la société . C’est bénéfique pour soi et pour la famille, mais persévérance et
assiduité sont nécessaires à la réussite de tout projet .
« Cependant, il ne faut pas mettre la barre trop haute car avec trop de pression, on se décourage et
on risque de retourner à ses démons ». « Etre confiant, mais savoir que l’on est vulnérable ».
En cas de problème, ne pas hésiter à téléphoner à un ami ou à quelqu’un de l’association . Faire
appel à une aide extérieure n’est pas un aveu de faiblesse .Chaque vendredi, fiers d’avoir bien rempli
sa semaine, on retrouve les amis de l’association .
la solitude favorise la réflexion et ne doit pas se vivre comme une fatalité, mais comme une liberté
d’exister .Chacun vit sa solitude différemment :
Georges Moustaki lui, chantait :
« Pour avoir si souvent dormi avec ma solitude, je m’en suis fait presque une amie, une douce
habitude . Elle ne me quitte pas d’un pas, fidèle comme une ombre
Non, je ne suis jamais seul avec ma solitude » …
M.F.C