De la honte à la liberté : Se reconstruire
Réunion du 17 octobre 2025
Thème : « De la honte à la liberté : Se reconstruire »
L’alcoolisme est une maladie trop souvent assimilée à un vice ou à une tare irréversible
dont on ne pourrait pas guérir.
- « Le rôle parental et le jugement des autres par rapport à la maladie sont très durs
à supporter. Cela explique que l’on se cache et que l’on ne s’assume pas. » - « Notre addiction se complète par des mensonges et des stratégies pour cacher notre honte. »
- « Dans toutes les addictions, on constate que plus le temps passe, plus notre dose augmente. »
- « Certaines d’entre nous ne se sont pas senties écoutées ni prises au sérieux par le corps médical,
qui minimise et banalise notre consommation excessive de produits. » - « Pour l’extérieur, c’est une histoire de volonté ! Comme les paroles de notre entourage :
“Tu as tout pour être heureuse !” Cela nous assomme de culpabilité. » - « Chacune d’entre nous a eu un cheminement différent, avec des addictions différentes. »
- « Pour se reconstruire, nous avons pris des risques, essayé de nous sevrer seules,
mais nous avons vite compris qu’il nous fallait de l’aide. » - « Le premier pas pour venir dans une association, pour une femme, est très, très dur,
tout comme le fait d’aller en soins. »
Le sentiment de honte est souvent plus présent chez les femmes : une femme qui boit reste mal perçue,
alors que pour un homme, boire et tenir l’alcool est encore malheureusement un signe de virilité.
C’est pourquoi les femmes essaient de cacher leur consommation et boivent seules.
Une femme qui boit a honte.
- « Après un sevrage, nous revoir reprendre des forces, prendre soin de nous et de notre intérieur,
nous permet de reprendre confiance en nous. On cherche à s’occuper, donc on fait plein de choses. » - « Quand l’entourage est au courant de notre problème, cela nous met en sécurité. »
- « Même après une période d’abstinence, on a encore peur de craquer et, à cause de cela,
on évite les sorties et les repas de famille ou entre amis.
Il est vrai qu’avec les addictions, on a perdu des relations, des amis
et la confiance de certaines personnes. » - « On apprend à s’éloigner des personnes nocives et à se rapprocher des bonnes personnes. »
Parler de ses difficultés et de son mal-être avec quelqu’un en qui l’on a confiance,
ou avec des amis de l’association qui sont passés par là,
aide à poser un regard bienveillant sur soi-même.
On a besoin des autres pour dépasser cette honte et retrouver l’estime de soi.
M.F.C