Soutien-Addicts Hennebont

Les addictions au féminin

Réunion du 20 septembre 2024

Thème : « Les addictions au féminin »

Face aux addictions, il n’y a pas d’égalité entre les hommes et les femmes . D’un homme qui boit, on
dira que c’est « un bon vivant », c’est presque normal. L’image est beaucoup plus négative lorsque
c’est une femme, on lui pardonnera beaucoup moins, elle sera montrée du doigt et mise plus bas que
terre .On dira d’elle que c’est une mauvaise mère et une mauvaise épouse . « L’alcoolisme au féminin
est plus rapidement dégradant » .
« Trop boire s’avère dramatique pour un homme, mais il semble que ce soit encore plus pour une
femme » .« Lorsqu’une femme boit « trop », les représentations même de la féminité sont
malmenées . En effet, la femme est la gardienne du foyer, responsable de son bon fonctionnement et
aussi de l’éducation des enfants» .
Si malgré cette pression sociale une femme boit, c’est qu’elle éprouve une souffrance qui n’a pas
trouvé d’autre voie d’apaisement .
« L’alcoolisme au féminin est plus discret, plus caché que l’alcoolisme au masculin . Plus facile
aussi parce que la plupart du temps, ce sont les femmes qui font les achats » .
« Quand j’allais faire mes courses pour ma consommation, j’avais honte car j’avais l’impression
qu’on me montrait du doigt » .
« Même si les consommations sont différentes, les femmes sont plus fragilisées face aux pressions
morales et sociales . Et même si dans l’addiction, la descente aux enfers est commune, les
conséquences sont plus complexes pour les femmes »
« les femmes cachent davantage leur consommation et souvent la prise en charge est plus difficile et
plus tardive ».
« Le plus souvent la femme alcoolique cache sa dépendance. La conséquence est que les demandes
d’aide sont sérieusement empêchées » . Même le médecin traitant peut être tenu à l’écart du problème
et ne le découvrir que très tard d’une manière presque « accidentelle ».
« Aujourd’hui, si on trouve plus de femmes dans les centres de soins, c’est que les médecins prennent
plus au sérieux les problèmes d’addictions . Cela ne veut pas dire qu’il y a plus de femmes addictes,
mais que le sujet est moins tabou et que les femmes ont moins peur de se soigner » .
« Chez les femmes enceintes on connaît depuis longtemps les conséquences d’une exposition
prénatale à l’alcool . Même en petite quantité, la prise d’alcool présente des dangers pour l’enfant à
naître » .
« Cà faisait longtemps que je savais que j’avais un problème . Je buvais seule, de plus en plus
…j’étais timide, l’alcool m’aidait à avoir l’air cool. »
« Mais, que ce soit l’homme ou la femme, les conséquences des addictions quelle qu’elles soient,
sont aussi néfastes et multiples pour la santé : altération de la vigilance, accidents de la route,
pertes d’emploi, chutes, maladies, cancers, dépressions, séparations, divorces, solitude, troubles du
comportement, mise à l’écart etc » .
Un participant dit :« Moi, addict à l’alcool, je pense que si c’était mon épouse qui avait fait ce que
j’ai fait, je n’aurais pas supporté ce qu’elle a supporté » .
« Quand on vient à « Espoir-Amitié » que l’on soit homme ou femme, on est mis en confiance, on
n’est pas jugé et on peut être aidé si on le souhaite . Pour cela il faut s’entraider .
« Aider les autres, c’est aussi s’aider soi-même ».

M.F.C

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