Soutien-Addicts Hennebont

Quelles aides le patient peut-il espérer s’il veut s’en sortir ?

Réunion du 15 septembre 2023

Thème : « Quelles aides le patient peut-il espérer s’il veut s’en sortir ? »

Il est difficile d’aider quelqu’un qui n’appelle pas à l’aide . Et si cette personne ne voit pas sa
consommation comme un problème, elle ne comprendra pas pourquoi on lui demande de
changer. L’idée n’est pas de forcer le malade à arrêter de boire, mais de lui faire prendre
conscience que son comportement est un problème pour son entourage et sa santé .
« Je me suis rendu compte que j’avais de gros problèmes, je pleurais en me regardant dans
la glace et j’ai décidé de me soigner en prenant toutes les aides dont je pouvais bénéficier »
«Il faut que le patient accepte d’être aidé , mais il est essentiel qu’il soit auteur de sa
démarche pour prendre toutes les aides et « outils » qui sont à sa portée » .
« Plusieurs possibilités d’aides existent : L’aide médicale (médecin traitant, médecin
addictologue), les associations, la famille, (conjoint, enfants, parents,). les vrais bons
amis peuvent aussi être une aide précieuse pour le malade, à condition qu’ils agissent aussi
dans le bon sens comme doit le faire la famille» .
« Un ami m’a aidé quand j’avais de gros problèmes, il m’a peut-être sauvé la vie » .
« Le rôle du médecin traitant, n’est pas négligeable car il peut jouer le rôle du psychologu
orienter vers des organismes spécifiques et aider dans les démarches à faire et le suivi » .
Il existe différentes formes de soutien possibles mais aucun «médicament ou méthode
magique ne résoudra tout à sa place sans aucune démarche active de sa part .
« Moi, j’ai eu l’aide de mes parents . Ils m’ont conseillé d’aller vers le CSAPA et de venir
régulièrement aux réunions de l’association « Espoir-Amitié ».
« L’aide de la famille est primordiale à condition que les aidants ont compris que
l’alcoolisme est une maladie et- que lorsque le malade a pris la décision de se soigner ou
est en voie de guérison, la meilleure façon de l’aider est de lui redonner toute sa confiance ,
de reprendre le dialogue et surtout de ne pas le materner » .
Aider un proche induit une place particulière . C’est être à la fois à ses côtés pour lui
proposer un soutien, mais cela implique également d’être conscient qu’il reste le seul à
pouvoir agir . « Il a pris ses responsabilités, c’est à lui d’agir ».
« Pour les accompagnants, il est important de venir aux réunions pour s’informer et
comprendre cette maladie ainsi que les aides que peut se procurer le malade à mettre en
place soit avant les soins, soit après » Au contact des autres aidants, ils trouveront aussi à
l’association l’aide nécessaire pour accompagner le patient sur le long et parfois difficile
parcours vers l’abstinence .
« A l’association « Espoir-Amitié Hennebont » tout le monde trouve sa place . L’aide
qu’apporte l’association est énorme notamment grâce aux réunions hebdomadaires et
mensuelles à thèmes et les liens que se créent entre les patients et l’entourage . Les
manifestations organisées (repas, pique-niques et autres) prouvent que l’on peut s’amuser
sans consommer . Tout cela est une aubaine supplémentaire pour les patients qui veulent
s’en sortir » .
« A chaque fois que je viens à l’association, j’ai des réponses à mes questions à travers les
différents témoignages, j’ai compris cette maladie ».
« Le malade qui veut s’en sortir pourra compter sur toutes les aides, mais il ne faut pas
oublier qu’il sera toujours le principal acteur de sa guérison » .

M.F.C

Je partage :
Défilement vers le haut